Dimanche 27 septembre 2009
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SNUT
Jean François Coppé arrivera t-il à faire passer l'idée que pour une plus grande égalité fiscale, il est nécessaire de taxer les indemnités jounalières des accidentés du travail? On peut
interprêter le terme d'égalité de différentes manières, cependant dans ce cas il semble être bien mal utilisé. "Ce serpent de mer" ressurgit assez logiquement en période de crise et pourrait
débloquer 150 millions d'euros, autant dire pas grand chose pour les caisses de l'Etat.
La volonté d'aller chercher des ressources supplémentaires, de prendre là où l'on ne devrait pas prendre, de laisser les profiteurs s'enrichir et de taxer davantage toujours les mêmes est
symptomatique d'un gouvernement appliquant à l'extrême ses principes sans se soucier de sa popularité. Et ceci devient possible tant l'opposition est moribonde, éclatée et incapable de montrer
une autre image autre que le conflit interne permanent.
La population n'a jamais été autant informée : journaux gratuits, internet. Néanmoins, le syndrome "crise", à savoir constater le recul des gains sociaux et s'y résoudre, s'installe durablement
dans les mentalités où le terme avenir est proscrit car terrifiant.
Le cas des IJ accident du travail et sa possible mise en place devrait relever en France de la science fiction, et non pas d'une éventualité.
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